Il y a quelques temps, à la lune noire, j’ai clos la dernière phase de mon travail avec ma partie sombre…
Je suis partie, à la nuit tombée, me mettre sous un sapin immense près de chez moi. Endroit parfait, tout entouré de broussailles pour la discrétion, dégagé sous les branches, un cocon de verdure, un petit chemin dans le lierre menant au tronc immense. J’ai toujours eu un lien avec ce sapin, petite je me réfugiais haut dans ses branches pour écrire et rêver. Le sapin me parait un bon arbre pour le travail en rapport avec la partie sombre, de plus. Le rituel consistait en plusieurs étapes, et à chaque étape j’allumais une bougie, créant ainsi un sillage dans l’obscurité. L’autel était au niveau du tronc, entouré lui aussi de bougies. La dernière partie était un sacrifice et une offrande, utilisant un peu de mon propre sang et du vin de laurier mêlé à du coulis de mûre, qui avait pris une teinte rouge épaisse impressionnante.
Il m’a fallu du temps pour surmonter une certaine tension vis à vis de l’obscurité…près de chez nous, c’est un quartier très tranquille, le bois est totalement sûr, mais même…je n’étais pas tout à fait à l’aise avec le fait de partir comme ça toute seule…En fait, je n’ai pas pu accomplir le rituel le soir même – je n’étais pas satisfaite de mon script et il me manquait la moitié des ingrédients. Le soir d’après, j’ai pris un bain pour me préparer qui m’a totalement endormie. Le soir encore d’après, problèmes d’organisation et je me suis retrouvée à faire le ménage à minuit…
Le 2 août, était ma dernière chance puisque ensuite je partais. Un peu avant, l’orage et la pluie se déchaînent et nous revenons à la maison avec 50 kg de cèpes à préparer – je désespère. Mais finalement, dès que la maisonnée est endormie, me voilà partie à travers champs avec mon gros sac à dos rempli de bougies et pots en tous genre ( pour cette occasion, je n’ai pas lésiné…) en priant pour ne pas rencontrer de harde de sangliers…
Une fois lancée je me sens si bien, dans la nuit humide, accueillante, la nature sent bon, je me demande pourquoi j’étais effrayée. Je suis certes, alerte et sur mes gardes, mais je n’ai plus peur. Ritualiser la nuit dans la forêt, c’est très particulier, et bénéfique – cela induit une sorte de retour aux instincts. Je suis ici dans mon élément naturel, pourquoi à chaque fois je me convaincs du contraire ? Bref, ça se passe très bien – à un moment clé une bête sort des broussailles, petite, comme un furet par exemple ( ou était ce mon chat ? lol ) mais reste dans l’ombre, je ne peux pas le voir…Et la Déesse Sombre m’honore de sa présence, tout autour, je suis plongée dedans. J’ai ré-intégré ma partie sombre à moi-même, certes, mais mon travail avec Elle ne fait que commencer.
Offrandes…
En bonus, j’ai trouvé des articles très intéressants sur la partie sombre ici :
http://morriganscave.wordpress.com/2011/08/11/la-part-dombre/
http://morriganscave.wordpress.com/2011/08/11/comprendre-la-deesse-sombre-traduction/
http://morriganscave.wordpress.com/2011/08/11/la-peur-du-sombre/
http://morriganscave.wordpress.com/2011/08/11/rehabiliter-les-tenebres-dans-le-paganisme/
( Evidemment, je me rends compte maintenant que je sors de mon cocon d’incubation que je ne suis pas la seule à m’intéresser au sujet ^^ ça va faire des recherches prometteuses tout ça !)













Il s’agit aussi de se protéger, soi et ce qui compte pour nous, de défendre ses causes, de concrétiser les intuitions du lundi. Voilà pourquoi j’associe Gaïa et Hestia à cette journée : pour des sorcières païennes il me semble naturel de vouloir chérir et défendre la Terre Mère, ainsi que le foyer sacré, leur petit bout de terre à elle. Et pour cela, faire brûler en elles-mêmes le feu intérieur de la confiance et de la force ( ça se rejoint bien tout ça ! )



