Une cabane lovée dans le feuillage… Ma tanière de sorcière au fond des bois. Mon boudoir… poudres,éclats de rire et élixirs. Esprits en ébullition, chasseurs de rêves, et visiteurs en tout genre, tissez vous dans ma toile …

Une semaine de paradis au vert…

Une semaine à cheval, dans les montagnes du Bugey, près du Jura…Nous avons un ranch favori, là-bas, tenu par une chilienne ; ce fut un vrai coup de coeur dès la première fois où nous sommes venus : des chevaux à l’indienne, vifs, rapides, intelligents, le vent de la montagne, les perles pour orner les selles bien entretenues…et la patronne a toujours un sourire dans les yeux, même lorsqu’elle nous réprimande de ne pas savoir tenir nos chevaux. Cette fois, on est partis pour cinq jours…et puis c’était ce dont j’avais besoin, je crois, après une année de stress, à mijoter derrière mes écrans, de me décrasser les poumons au vert, au contact des chevaux. Le début est toujours un peu difficile, ankylosé, mais une fois qu’on s’est dérouillé, c’est un bonheur incroyable. Il faut surtout apprendre à faire confiance au cheval ; on ne peut pas lui imposer notre volonté, il est bien plus lourd que nous de toute façon… il faut se débrouiller, rester calme, maîtriser sa peur que l’animal ressent encore mieux que nous même, parce qu’on en est responsable. Et puis que voulez-vous, les nuages de papillons qui s’élèvent des  hautes herbes lorsqu’on les traverse, les framboises sauvages que l’on cueille à la descente du cheval pour le goûter, le galop à travers les sous-bois, on s’y habitue vite. En club, l’équitation, c’est des histoires de tourner en rond, de mater le cheval, du travail à la chaîne… Ici, on prend le temps de construire une relation avec notre monture. La mienne,- comme par hasard – est têtue comme c’est pas possible, du genre à toujours rechercher les emmerdes, mais absolument adorable, et toujours volontaire. Je dois être ferme, patiente, attentionnée, décidée, toutes ces choses qui me posent un problème en temps normal, et je dois travailler ma souplesse. Et comme par miracle, j’y arrive, je redresse mes épaules, je suis le rythme du cheval, et je serai prête à aller au bout du monde avec elle..

Quelques petites photos : 

 DSCN1988 Ma petite jument chérie…

  Je me suis embrouillée avec elle vers le milieu du stage, mais  comme  le dit la patronne avec son accent inimitable :  » En  amour, ma chérie, on n’est pas toujours d’accord… » 

 

 

 

 

 

DSCN1878  Chèvrefeuille , beau paysage…et puis ce fil électrique qui      gâche tout. Mais bon, ça sent tellement bon…

 

 

 

 

 

 

DSCN1891 Ma selle de cow-girl, la vraie selle américaine, la vraie classe, mais en fin  de compte, elle est quand même beaucoup plus lourde, chiante à mettre, et  à la fin de la semaine, je suis contente de revenir à une selle normale…j’ai  pas encore la carrure d’une vraie dure ! Tant pis pour la frime…

 

 

 

 

 

 

 

DSCN1919   Le dessert, comme la salade et les courgettes,    vient entièrement du jardin , ou presque…

 

 

 

 

 

 

DSCN1957 Bien sûr les fleurs, partout, de toutes les couleurs, bleuets,  coquelicots, et la plupart dont je ne connais pas le nom,  certaines qui sentent le miel…

 

 

 

 

 

 

DSCN1965 Pour une fois que j’ai réussi à photographier un papillon,  c’est un miracle !

 

 

 

 

 

 

DSCN2013  La photo vous parait floue ? Ben, c’est normal : la file vient  de partir au galop à l’improviste, alors que je voulais faire de  jolies petites photos des frondaisons. Donc la cruche-  touriste , dans ces occasions là se cramponne à son appareil  du mieux qu’elle peut, essaie d’éviter les branches, et elle  survit, et comme par magie !  son  appareil aussi…pour un  peu,  je me ferais cascadeuse… j’ai même des blessures de  guerre  –  à cause d’une branche qui, elle,  était vraiment trop  au milieu  du chemin  !

 

 

DSCN2033 Dernier jour, et la pluie nous tombe dessus, mais il faut bien  qu’on rentre.Il n’est pas tard mais on se croirait au crépuscule  et la forêt devient un lieu très inspirant – d’autres diraient  inquiétant, avec une lumière diffuse, verdâtre, et des débuts de  brouillard, les vapeurs qui se dégagent de nos chevaux  bouillants, le bruit de la pluie, tout est vert, partout. On est  transis de froid, trempés,crevés, couverts de boue, mais il faut  bien qu’on rentre, alors on part au galop sous la pluie  torrentielle et c’était génial.Un moment comme ça, ça ne  s’oublie pas…où on se sent si entièrement vivante, cette  course effrénée, sauvage, à travers les bois, c’est un cadeau de  la Déesse.

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3 Réponses

  1. Die Hexe

    Comme je t’envie !! A un point, tu ne peux pas t’imaginer …
    Je crève littéralement d’envie de remonter sur un cheval, j’adore ça et ça me manque vraiment énormément …

    J’espère un jour pouvoir faire ce genre de choses, passer plusieurs jours avec ma monture en plein milieu de la Nature ..

    22 juillet 2009 à 3:38

  2. Que de beaux moments tu as du passer… 🙂 Faire Un avec cet animal imposant et tout à la fois doux. Je suis ravie de découvrir ton blog !

    24 juillet 2009 à 10:09

  3. Dis donc ça avait l’air vraiment trop génial!! La chaaannnceeee!!! Moi aussi j’adorerais remonter 😦

    6 août 2009 à 10:22

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