Une cabane lovée dans le feuillage… Ma tanière de sorcière au fond des bois. Mon boudoir… poudres,éclats de rire et élixirs. Esprits en ébullition, chasseurs de rêves, et visiteurs en tout genre, tissez vous dans ma toile …

Mes aventures spirituelles à Amsterdam part 3. Suite et fin.

Mon dernier article me laissait dans les préparatifs de la Procession de la Déesse organisée par Z. Tout d’abord, quelques photos :

Au final, j’ai été un peu déçue car déjà, le temps n’était pas vraiment au rendez-vous ( même si on n’a pas eu de grosse pluie durant la procession ) on n’était pas beaucoup, et c’était dur de concentrer l’attention des gens ; trop long, et trop froid, et c’est vraiment dur de monter l’énergie en bougeant avec une vingtaine de personnes…Beaucoup moins flamboyant que l’année dernière, qui avait attiré une centaine de personnes dans les rues d’Amsterdam, cette année, c’était dans un cocon de verdure humide. Et puis étrangement, beaucoup de participants se comportaient comme si ils étaient venus pour se promener, ce qui m’a un peu énervé.

Il faut dire que j’étais aussi extrêmement nerveuse en raison des quelques responsabilités qui m’ont été imparties, et le moindre petit hic me tapait sur les nerfs, je voulais que ça soit parfait, et ça n’a pas été le cas. Donc, bouh, va falloir que je travaille tout ça !! Néanmoins, quelques très beaux moments, très poétiques – comme lorsque nous avons apporté des énergies à la rivière et fait des offrandes, la prêtresse sonnant son cor, comme une procession fantôme venant du fond des ages, et réveillant des énergies endormies, apportant un nouvel âge dans le présent…j’ai eu une sorte de vision à ce moment là, c’était puissant. Et puis j’étais la prêtresse de la Rivière, avec ma belle cape bleue, et j’ai vraiment eu l’impression à travers cela de me connecter à l’eau qui est l’âme du pays, qui est présente absolument partout en cette terre. Nous étions en amont de l’Amstel, qui se verse ensuite dans les canaux qui sillonnent la ville d’Amsterdam, et le but était d’amener ainsi l’énergie de la Déesse dans toute la ville. C’était l’essentiel du rituel, et c’est ce que nous avons réussi – peu importe que nous étions peu, frissonnants et que ce n’était pas une pagan pride éclatante, l’essentiel du travail était fait. C’est la leçon que j’en ai retenu.

A la même période, j’ai suivi mon amie E. et son boyfriend pour une journée en vadrouille vers un groupement de pierres levées ( et j’attends toujours qu’elle m’en dise le nom pour que je puisse me renseigner sur leur histoire ^^) et c’était une magnifique journée où nous avons bavardé du sens de la vie et de la mort, récolté du sorbier et du chêne, et nous sommes gorgées de l’énergie des pierres et du soleil…

Elle m’a aussi parlé en long et en large de sa merveilleuse expérience en Inde où elle s’est vraiment découvert une connexion avec la grande Mère – et m’a ramené un peu d’eau du Gange sacré dans un flacon en cuivre, plus une pochette rouge brodée de perles qui me servira pour mettre mes outils. C’est un de mes rêves d’aller en Inde, pour voir de mes propres yeux un polythéisme vibrant et vivant faisant partie de la fabrique même de la société…

J’ai suivi les dernières leçons du groupe d’étude dans le coven, en lien avec les éléments et faisant aussi des liens avec la Kabbale. J’ai vu comment les alexandro-gardnériens lançaient le cercle…très intéressant et méthodique. Tellement de pistes à explorer…

J’ai fait une méditation de lune noire avec Z. qui nous a fait descendre dans le royaume de Holda et m’a vraiment permis de forger une nouvelle connexion avec cette déesse, une des rares étant réellement indigène.

Finalement, je me suis retrouvée empêtrée dans mes examens de fin d’année, ce qui m’a empêché de me concentrer beaucoup sur mes sorties païennes. Et inexorablement, la fin est donc arrivée, très, trop vite, plus vite que je le prévoyais d’ailleurs. Pas eu le temps de faire tout ce que je voulais faire, hélas…mais c’est la vie, les surprises.

Première session d’un groupe d’étude dédié à la Déesse chez Z, avec E. Merveilleuses discussions sur la prière, et le rapport personnel à la Déesse. Z. nous montre comment elle fait la puja tous les matins devant son autel. Puis finalement cela tourne en une petite fête de départ pour moi et il faut que je me retienne pour ne pas pleurnicher comme une serpillière lamentable. On peut forger des liens très vite quand on partage sur des sujets aussi profonds ! Un symbel improvisé dans la cuisine avec corne remplie de vin aux épices…

Avant de quitter mon appartement, je me rends dans un lieu spécial pour moi, une plage de béton au pied de l’ultra moderne EYE musée de cinéma, qui est derrière la gare sur le port, à côté de la rivière principale qui charrie toutes les eaux venant des canaux : en bref, dans la ville, c’est le carrefour des carrefours, entre les eaux qui se rejoignent, la gare comme centre de passage, le port…tout moderne et épuré, c’est une magie bien urbaine ici, et un accès facile à l’eau que l’on ne trouve nulle part ailleurs. Je remercie l’esprit de la ville de m’avoir accueilli et appris tellement de choses. Je fais aussi le deuil de celle que j’étais en arrivant : une fille qui essayait désespérément d’être quelqu’un d’autre. Finalement, ici, en rencontrant tellement de gens si différents, ouverts, tellement de courants d’influences et de façon de voir les choses, je me suis libérée, me rendant compte que ce n’était pas moi qui était anormale : c’était juste que j’ai beaucoup baigné dans un milieu de gens fermés d’esprits, petits, qui ne regardaient pas plus loin que le bout de leur nez. Je me suis aussi retrouvée face à moi même, et j’ai appris à m’aimer un peu plus. J’ai rencontré des divinités qui me suivront sans doute le reste de ma vie. Je me suis fait des amis géniaux. J’ai traversé des épreuves, j’ai fait des erreurs et j’en ai appris. Je suis un peu plus adulte maintenant, et je m’appartiens un peu plus.

Je jette plusieurs choses à l’eau : tout d’abord un charme de bon voyage que j’avais fait avant de partir : il a rempli son office. Ensuite, en offrande, je coupe une tresse de mes cheveux dans la nuque, décorée de rubans, pour qu’une petite partie de moi même reste ici pour toujours comme cette année et cette ville fera partie de moi à jamais. Au bout de la tresse, j’attache une bague que j’avais achetée parce qu’une de mes amies que j’admirais beaucoup ( et je voulais secrètement être comme elle) avait la même. Bye bye, passé pesant…

Je passe mes quelques derniers jours chez E. On papote sans fin, on visite le musée de la Bible en faisant des commentaires païens ( les regards qu’ils nous jetaient ^^ ), le bonheur quoi…on mange des space-cakes ( en ai offert un petit bout à Loki, of course…) tout en faisant des petites figurines en terre, en chargeant une bougie pour qu’E. reçoive l’argent qui lui était dû ( ça a marché, youpi !!) … et la fin vient beaucoup trop vite encore une fois. Je saute dans le bus, valises et tête très lourdes de souvenirs en tous genre…

Merci, Amsterdam !

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